J’ai eu l’occasion de créer des liens avec de nombreux professionnels de la santé et de la sécurité durant la conférence annuelle de l’AIHce qui a eu lieu cette année à Montréal, dans la province du Québec. « La Belle Province » nous a offert une merveilleuse toile de fond propice à des discussions animées, au réseautage et au partage de renseignements, autant d’activités qui favorisent une efficacité accrue pour chacun d’entre nous.
Malgré l’intérêt de ces activités, il semble que, compte tenu de la conjoncture économique actuelle, les organisations ont réduit les ressources consacrées à ces activités techniques et professionnelles – tout cela au cours d’une période où les défis auxquels nous faisons face ne cessent de croître – et certains participants m’ont confié leur inquiétude de voir le perfectionnement professionnel des effectifs stagner par rapport au niveau atteint dans le reste du monde si la participation à de telles activités étaient suspendue.
J’ai également observé la proportion de professionnels qui pourront bientôt se prévaloir d’une retraite; je crois que je n’ai pas croisé un seul petit groupe de participants dont au moins un membre parlait de la retraite. Cette éventuelle perte d’expérience et d’expertise devrait préoccuper toute l’industrie. C’est au cours des années 70 que les États-Unis ont connu le niveau d’embauche le plus élevé à l’OSHA, selon M. David Michaels, Secrétaire adjoint du Travail. Ces professionnels ont progressé dans leur carrière et se préparent maintenant à la retraite, ce qui nous laisse peu de temps pour préparer la relève et assurer le transfert des connaissances.
Il est maintenant temps de préparer l’avenir en nous penchant sur ces problèmes urgents.
Au Canada, la Semaine nord-américaine de la sécurité et de la santé au travail (SNASST) lancée à Vancouver a connu un énorme succès, grâce à la participation d’un grand nombre d’organisations et à un appui formidable des communautés locales. Le CCHST participe depuis de très nombreuses années aux activités de la SNASST dans tout le pays; j’étais donc honoré de reconnaître tout le travail accompli par le comité de la SNASST de la C.-B. ainsi que des autres partenaires officiels – la Société canadienne de la santé et de la sécurité au travail, la American Society of Safety Engineers, le Programme du Travail de Ressources humaines et Développement des compétences Canada, et Fil de vie – qui ont tous contribué au succès du lancement et de l’ensemble de la semaine.
Cette activité a offert à chacun l’occasion de renouveler son engagement envers les principes de la prévention et de réitérer notre objectif commun : l’élimination des maladies et des blessures professionnelles en Amérique du Nord.
Le lancement de la SNASST au Canada a été de nouveau parrainé par la ministre Lisa Raitt, qui a fourni soutien et encouragements à l’égard des nouveaux projets relatifs à la sécurité inaugurés au pays, et il a été appuyé par un discours présenté par M. Walter Gretzky, qui a partagé son expérience personnelle en matière de blessure liée au travail.
Je félicite encore une fois le comité de la SNASST de la C.-B. pour la grande réussite qu’a connu le lancement de la semaine SNASST 2013.
La semaine dernière, j’ai eu le privilège de m’acquitter d’une des plus agréables fonctions du président du CCHST – soit remettre la bourse d’études Dick Martin à une jeune étudiante méritoire à l’aube d’une carrière prometteuse en santé et sécurité au travail.
Je me suis ainsi rendu à l’Université de Montréal pour féliciter Laure-Elise Forel – l’une des deux récipiendaires de la bourse d’études Dick Martin – pour son essai “Suicide Among Canadian Farmers: An Ingrained Risk” présentant le suicide chez les agriculteurs canadiens tel un risque profondément ancré. Étudiante diplômée inscrite au programme de maîtrise en hygiène du travail du Département de santé environnementale et santé au travail de l’Université de Montréal, Laure-Elise Forel désire terminer ses études et entreprendre une carrière fructueuse en santé au travail. Je lui souhaite beaucoup de succès dans tous ses projets.
J’aimerais également exprimer toute ma reconnaissance à M. André Dufresne, Directeur du programme, et M. Max Debia, professeur adjoint, et les remercier de leur hospitalité et de la visite guidée de leurs installations. Ce fut pour moi une occasion de rencontrer le corps professoral et les étudiants, ainsi que d’entendre leurs commentaires au sujet de ce programme. Ils peuvent tous être très fiers du département et des installations qu’ils ont mis sur pied en quelques années seulement.
De gauche à droite : Maureen Shaw, Steve Horvath, Shirley Hickman et Julian Hughes (directeur général du Forum santé et sécurité des chefs d’entreprise tenu en Nouvelle-Zélande).
J’étais déçue de ne pouvoir participer à la marche Steps for Life organisée à Hamilton pour soutenir Un pas pour la vie, parce que je devais assister à des réunions à Vancouver. Cette situation m’a cependant fourni l’occasion de participer à une activité prévue à Burnaby, en C.-B., et de marcher aux côtés de Shirley Hickman, fondatrice de Threads of Life/Un pas pour la vie, et de Maureen Shaw, qui était responsable de la première marche Un pas pour la vie dans les rues de Toronto. L’accueil reçu par ce mouvement dans les communautés d’un bout à l’autre du pays m’a donné beaucoup de courage.
Tous les bénévoles d’Un pas pour la vie se dévouent pour aider les familles dont l’existence a été bouleversée par une tragédie et donnent de leur temps pour soutenir l’organisation.
Cette année, 32 communautés du Canada ont organisé une marche Un pas pour la vie. De petites communautés telles que Lethbridge ont même réussi à réunir 1 200 participants et à ramasser 60 000 $.
Toutes nos félicitations et un gros merci à tous ceux et celles qui se sont portés bénévoles et qui ont participé.
Le Jour de deuil national, célébré le 28 avril, est une journée au cours de laquelle nous rendons hommage à nos collègues qui ont subi de graves blessures ou qui sont décédés sur leur lieu de travail, de même qu’à leur famille qui doit supporter le poids de cette perte. Cette journée ne se limite pas qu’à faire le deuil de nos pertes; il s’agit également d’une occasion pour s’arrêter et réfléchir sur ce que nous pouvons tous faire maintenant et à l’avenir pour prévenir les accidents, les blessures et les maladies en milieu de travail. Profitons de cette occasion solennelle pour réitérer notre engagement non seulement à travailler de façon sécuritaire, mais aussi à créer dans tous nos milieux de travail une culture de prévention de sorte que les environnements non sécuritaires soient socialement inacceptables et que nous puissions nous pencher collectivement sur les points à améliorer.
Au CCHST, nous avons consacré nos efforts à appuyer la vision de l’élimination des blessures et des maladies liées au milieu de travail de façon à ce que tous les travailleurs retournent à la maison chaque jour en santé et avec un sentiment de sécurité. Nous devons toutefois continuer de demeurer vigilants. Nous pouvons tous profiter de cette journée pour nous consacrer au principe fondamental de bienveillance à l’égard d’autrui et pour veiller à ce que nous n’ayons plus à vivre un deuil dans notre milieu de travail.
Soulignons l’utilité du Service d’information sur disque du CCHST qui était offert de 1987 à 2013.
Le CCHST a franchi une étape importante sur le plan technologique. En effet, le dernier envoi du DVD de MSDS la semaine dernière s’est avéré un moment historique, car il marquait notre transition à une nouvelle ère de développement technologique ‑ notre reconnaissance que les Canadiens utilisent des méthodes différentes pour accéder à l’information et que nous devons répondre à ce besoin de façon proactive et en faisant preuve d’innovation.
Nos CD-ROM étaient à la fine pointe de la technologie lorsque le CCHST a commencé à les distribuer en 1987. En fait, nous offrions la possibilité de louer ou d’acheter des lecteurs de CD-ROM à nos clients qui achetaient nos produits sur CD et qui n’avaient pas la technologie nécessaire pour accéder à l’information qui y était contenue. Encore aujourd’hui, nous utilisons des technologies actuelles et nouvelles et nous faisons preuve d’innovation en rendant nos bases de données et d’autres programmes accessibles en ligne, en présentant des offres groupées en versions téléchargeables à nos clients qui n’ont pas accès à un service Internet régulier, et en offrant des portails Web novateurs, de même que des outils de médias sociaux et des applications mobiles.
Grâce à ces applications et aux versions mobiles de nos services, nos intervenants peuvent obtenir des renseignements sur la SST par le biais d’autres options. Nos produits doivent être fiables, à jour et facilement accessibles à tous. Notre capacité à prévoir et à suivre les tendances technologiques est primordiale pour que nous puissions continuer à les offrir.
Je suis heureux d’accueillir trois nouveaux membres au sein du Conseil des gouverneurs du CCHST. Sari Sairanen (TCA), Stephen Mansell (gouvernement du Nunavut) et Helder Botelho (AOC Resins) prendront part à leur première réunion officielle du Conseil en mars. Ces membres accomplis apporteront de vastes connaissances et une grande expertise à notre Conseil, et je me réjouis à l’idée que nous puissions compter sur leur précieuse contribution pour nous aider à relever les défis à venir.
Les nouveaux membres du Conseil remplacent trois membres de longue date dont le mandat a pris fin. Le CCHST remercie sincèrement Nancy Hutchinson (MUA), Jean Dalton (Dofasco-Arcelor Mittal) et Stuart MacLean (CAT de la Nouvelle-Écosse) et leur fait des adieux chaleureux. Nous leur sommes reconnaissants pour leurs nombreuses années de service et leur contribution à notre succès à titre de leader mondial en prévention des blessures et des maladies professionnelles.
Nouveaux membres du Conseil des gouverneurs :
Sari Sairanen est la directrice de la santé et de la sécurité au sein du Syndicat des travailleurs canadiens de l’automobile (TCA). Elle a occupé divers postes dans les secteurs de la santé, de la sécurité et des relations de travail au sein du TCA, notamment à titre de représentante du comité de négociation, vice-présidente (Région de l’Ouest) et coprésidente du comité mixte de santé et de sécurité au travail.
Stephen Mansell occupe actuellement le poste de directeur de la Division de la politique et de la planification au sein du ministère de la Justice du gouvernement du Nunavut. Cet éminent avocat qui a déjà été un conseiller municipal pour la ville d’Iqaluit a une vaste expérience au service de la collectivité du Nord canadien.
Helder Botelho est un directeur d’usine chez AOC Resins and Coatings à Guelph, en Ontario. Il a déjà présidé le Conseil de l’Association pour la prévention des accidents industriels et est actuellement membre de la Commission canadienne d’accréditation des établissements d’enseignement et de formation.
Cette année a marqué un tournant au Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST). Nous avons cultivé des relations auprès de diverses industries, organisations de SST et institutions dans l’ensemble du pays. Nous nous sommes appuyés sur celles-ci pour en retirer des collaborations mutuellement avantageuses qui ont permis à leur tour d’offrir plus de services, d’accéder à de nouveaux marchés et d’accroître notre visibilité partout au Canada.
C’est avec beaucoup de fierté que je fais un retour sur nos réussites dans tous nos services internes. Nous avons connu un forum national très réussi qui a su mettre en lumière notre capacité de réunir des représentants d’une diversité de groupes pour discuter de solutions qui touchent tous les Canadiens. Des collaborations auprès de groupes comme CARMHA, la Commission de la santé mentale du Canada, Carex Canada, NIDMAR, VuBiz, l’Institut de la santé des femmes et des hommes (ISFH), l’OIT et le High Point Wellness Centre ont mené à la création de nouveaux programmes et produits qui ont fait connaître le CCHST auprès de nouveaux intervenants et augmenté la visibilité de la prévention des blessures et des maladies professionnelles dans toutes les sphères de compétence. Nous avons également endossé un rôle de chef de file dans la communication des lois et des règlements fédéraux liés au SGH, des normes liées à la santé mentale et des initiatives se rapportant aux travailleurs vulnérables, ainsi que dans l’accessibilité des programmes de SST pour les petites et moyennes entreprises et les régions éloignées.
Toutefois, notre équipe de direction et notre personnel demeurent ma plus grande source de fierté, de par leur dévouement et leur capacité à s’adapter aux changements internes en cours, de même qu’à un environnement externe en constante mouvance. Notre capacité d’adaptation et notre processus décisionnel souple définissent notre organisation et viennent appuyer toutes nos réussites.
Je vous souhaite à tous un heureux temps des Fêtes et une bonne et heureuse année.
Cette semaine, le CCHST a mené à bon terme la première phase de notre projet le plus récent en Chine. Le projet vise l’élaboration et la mise en œuvre de politiques de protection juridique pour la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail des travailleurs migrants de Chongqing. Le représentant du CCHST, M. Abeytunga, a rencontré un vaste groupe de représentants des gouvernements locaux et étatiques à Chongqing. Un haut fonctionnaire officiel du gouvernement central, présent en vue d’appuyer notre projet, a affirmé que la réussite du projet était « très importante pour lui ». J’étais très heureux d’entendre ces détails rapportés par M. Abeytunga, tout comme l’étaient les représentants chinois présents, puisque cela constitue une affirmation vigoureuse du travail que nous accomplissons.
Des membres de la délégation de Chongqing rencontrent le CCHST en décembre. .
Plusieurs facteurs ont mené à notre collaboration auprès du gouvernement chinois sur ce projet. Tout d’abord, en 2012, le Conseil d’État a adopté une règlementation spéciale exigeant que les employeurs prennent les mesures de prévention nécessaires contre le harcèlement sexuel. Cette décision marque un changement de l’orientation de la règlementation chinoise sur le travail en matière de SST, pour passer d’une perspective de protection de la santé physique, à une perspective de protection de la santé mentale. Ensuite, il y a près de neuf millions de travailleurs migrants dans la municipalité de Chongqing, et ceux-ci constituent une partie intégrante de la population active de la ville de Chongqing. Malheureusement, une série de suicides parmi les travailleurs migrants d’une fonderie de Shenzhen, en 2010, a mis en lumière l’importance de se pencher sur les problèmes de santé mentale au sein de la nouvelle génération de travailleurs migrants afin de prévenir d’autres tragédies semblables.
La violence en milieu de travail, le harcèlement et l’intimidation, les pressions pour faire de longues heures de travail ainsi que le comportement irrespectueux à l’endroit des travailleurs influent tous sur la santé mentale des travailleurs migrants. Il est impératif d’établir une règlementation locale pour veiller à ce que les employeurs favorisent et protègent la santé mentale des travailleurs migrants, afin que nous puissions améliorer leur santé et leur sécurité globales au travail.
Je suis actuellement à la 50e assemblée annuelle des centres collaborateurs de l’Organisation internationale du travail (OIT). Le CCHST est l’un de ces centres collaborateurs, parmi les 60 pays membres représentés ici.
Steve Horvath, à l’extrême droite, préside la réunion.
J’ai présidé l’assemblée en commençant par un résumé des initiatives et des discussions de la dernière année.
Une reconnaissance fondamentale s’est opérée quant à l’effet de l’évolution des technologies et du milieu sur la structure et la stratégie du réseau de collaboration au sein de l’OIT. J’ai présenté à l’OIT les commentaires des centres collaborateurs reçus à ce jour en ce qui concerne la nouvelle orientation de la stratégie de l’OIT en matière de systèmes, de programmes et de produits de santé et de sécurité au travail.
Je souscris au cadre de travail d’un réseau de centres collaborateurs – mais celui-ci doit pouvoir s’adapter et réagir aux réalités actuelles. Nous devons réorienter nos priorités régulièrement et nous demander si nous sommes efficaces à titre d’organisation dans nos initiatives et si nous sommes en mesure de montrer les progrès réalisés. Dans ce contexte, le CCHST s’engage à travailler au sein du réseau vers une approche axée sur les besoins, et à soutenir la mobilisation de l’expertise et des produits disponibles.
Dès le début de la deuxième journée de réunions du réseau de l’OIT, j’ai été élu président du groupe sur les outils de partage de l’information et des connaissances.
Les discussions sont toujours très animées en ce qui concerne les occasions d’échanger sur des solutions et des ressources établies. Ce dialogue met en lumière les différences marquées entre les pays développés et les pays en développement, mais, de mon point de vue, le principal enjeu tient au fait de la grande similitude des difficultés d’un pays à l’autre. Tout le monde connaît des problèmes liés à la diminution des ressources, à l’accroissement des besoins, à l’accès aux petites et aux moyennes entreprises (PME) et à la formation des travailleurs migrants vulnérables – pour n’en nommer que quelques-uns.
En raison du nouvel environnement de collaboration et d’échange d’expertise, il devient impératif de s’assurer d’atteindre nos objectifs communs. Les réseaux doivent être axés sur un programme de relations réciproques, dans le cadre duquel les ressources sont partagées librement, pour le bien de tous.
Je suis très heureux à l’idée de travailler en collaboration avec ces réseaux en vue de relever les défis qui se pointent à l’horizon.