Le rapport sur la santé et la sécurité
Vol 15, No. 05

Sujet d'actualité

La silice cristalline respirable : respirez plus facilement print this article

Si on vous demandait d’énumérer les dangers présents sur un chantier de construction, penseriez-vous à inclure les poussières créées par le concassage, le meulage, le forage ou la taille de pierres, de béton, de briques ou de tout autre matériau pouvant contenir de la silice?

La silice, sous sa forme cristalline, est naturellement présente dans le sol, le sable, le granite et de nombreux autres minéraux. Le quartz, la forme la plus courante de silice, est communément utilisée dans les métiers de la construction et on en retrouve dans les matériaux de construction comme le sable, l’asphalte, la pierre, le béton, la brique, les blocs et le mortier.  

La façon la plus courante par laquelle les travailleurs sont exposés à de la silice est l’inhalation de poussières au moment de piquer, de couper, de forer ou de meuler des objets qui contiennent de la silice cristalline. Lorsqu’inhalées, les poussières peuvent causer de graves maladies des voies respiratoires.

Effets de l’inhalation sur la santé

Lorsque de très petites particules (respirables) de poussières de silice sont inhalées, elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons et causer des maladies pulmonaires et rénales débilitantes et parfois mortelles. Lorsqu’une personne respire de la silice cristalline, ses poumons réagissent et développent des cicatrices et un épaississement autour des particules de silice emprisonnées, ce qui se traduit par une maladie appelée silicose. La silicose est une maladie pulmonaire débilitante, irréversible et parfois mortelle pour laquelle il n’existe pas de cure. Comme la silicose touche la fonction pulmonaire, elle rend la personne qui est touchée vulnérable aux infections pulmonaires, comme la tuberculose. Pour les fumeurs, c’est encore plus dangereux, puisque la fumée endommage les poumons, ce qui vient s’ajouter aux dommages déjà présents causés par l’inhalation de poussières de silice. De surcroît, la silice cristalline est également un cancérogène connu, ce qui signifie qu’elle peut causer le cancer du poumon.

Selon CAREX Canada, environ 380 000 Canadiens sont exposés à la silice au travail, principalement dans le secteur de la construction. Si l’on se fie aux statistiques de le « Occupational Cancer Research Centre (OCRC)'s Burden of Occupational Cancer Study » sur le cancer (2011), chaque année au Canada, 570 cas de cancer du poumon (2,4 % dans l’ensemble) sont attribuables à une exposition professionnelle à la silice cristalline.

Exposition professionnelle

Selon CAREX Canada, les travailleurs de la construction, les opérateurs de machinerie lourde et les plâtriers et poseurs de cloisons sèches sont les plus à risque d’être exposés à la silice. Divers travaux de construction peuvent exposer les travailleurs de la construction à de la silice cristalline. Les expositions les plus importantes se produisent généralement lors des tâches de grenaillage par projection d’abrasif, avec du sable, pour enlever la peinture et la rouille sur les ponts, les réservoirs, les structures de béton et autres surfaces. Parmi les autres travaux de construction qui peuvent entraîner de graves expositions figurent les suivants : le concassage et le déchargement de roches, l’utilisation du marteau-piqueur, le forage de roches ou de puits, la mise en place du béton, le perçage du béton, le piquage et le sciage de brique et de blocs de béton et le creusement de tunnels.

La silice cristalline, particulièrement le quartz, est communément utilisée de différentes manières et, par conséquent, une exposition à celle-ci peut se produire dans d’autres industries et professions, comme l’exploitation minière, la réfection de toitures, l’agriculture, la fabrication et la coupe de plans de travail de pierre ou de pierre artificielle.

Prévenir l’exposition

Le meilleur moyen de protéger le travailleur est d’éliminer le risque ou le matériau en cause, si possible.   Cela comprend le fait de chercher des moyens pour remplacer les matériaux qui contiennent de la silice cristalline par des options de rechange plus sécuritaires, lorsque c’est possible. Dans certaines situations de travail, le grenat, un matériau moins dangereux, peut être utilisé pour remplacer la silice dans les travaux de sablage.

S’il est impossible d’éliminer le processus qui crée des poussières dangereuses, d’autres mesures de maîtrise des dangers peuvent être utilisées. Limiter la finition du béton lorsque cela est possible peut vouloir dire réduire le meulage, séparer les pavés de béton plutôt que de les scier, afin de produire moins de poussières, et intégrer aux travaux des mesures d’ingénierie, comme l’arrosage et l’ajout d’un système local d’évacuation de l’air dans les outils pour réduire considérablement la concentration de silice cristalline en suspension dans l’air. Les mesures d’ingénierie peuvent nécessiter quelques modifications physiques des installations, de l’équipement et des processus afin de réduire l’exposition, mais constituent des mesures efficaces.

L’adoption de mesures administratives qui modifient la façon dont les tâches sont exécutées peut limiter le risque d’exposition à la silice. Par exemple, fournir aux travailleurs l’éducation et la supervision requises; élaborer un plan écrit en cas d’exposition à la silice; afficher des enseignes d’avertissement dans les aires de travail; prévoir les travaux des équipes aussi loin que possible des activités génératrices de poussières de silice; fournir des installations de lavage appropriées sur les lieux; élaborer des procédures de travail sécuritaires pour la gestion des poussières de silice; et surveiller l’exposition des travailleurs à la silice.

L’équipement de protection individuelle, bien que ce soit la mesure de maîtrise la moins efficace, peut être nécessaire également. Des lunettes de protection, des vêtements de protection et des appareils de protection respiratoire ajustés, vérifiés et certifiés de façon appropriée peuvent être portés au besoin.

Les employeurs ainsi que les travailleurs doivent connaître les dangers associés aux activités et au site de travail. Il est important de connaître les manœuvres et les tâches qui peuvent générer des poussières de silice cristalline, de comprendre les dangers pour la santé associés et de protéger la santé des travailleurs contre l’exposition à cette poussière dangereuse. Ensemble, vous pouvez « épargner » votre respiration et peut-être même sauver une vie.

 

Le 24 mars 2016, l’Occupational Safety and Health Administration (OSHA) a publié une norme sur la silice cristalline (en anglais seulement) à l’intention de l’industrie de la construction aux États?Unis pour protéger les travailleurs contre l’exposition à la silice cristalline respirable.

 

Ressources :

 

Conseils et outils

Utilisation sécuritaire des scies à chaîneprint this article

Les scies à chaîne sont des outils essentiels pour les arboriculteurs, les paysagistes, les préposés à l’entretien des lignes d’électricité et les bûcherons. Ce sont des outils puissants qui peuvent être extrêmement dangereux. Le maniement et l’usage inadéquats d’une scie à chaîne peuvent causer des blessures graves, voire la mort. Que vous utilisiez votre scie à chaîne tous les jours ou une fois par mois, voici des conseils pour le faire de façon sécuritaire. 

Précautions à prendre pour le maniement  

  • Fermer le moteur de la scie avant de la déposer ou de la transporter à plus de quelques pas de distance. Il est extrêmement dangereux de transporter une scie à chaîne qui est en marche.
  • Laisser la scie à chaîne refroidir avant de la transporter.
  • Enclencher le frein de chaîne avant de transporter la scie.
  • Vidanger tout le carburant dans un contenant de sécurité homologué avant de ranger la scie pour une longue durée. Cette précaution comprend la mise en marche du moteur jusqu’à vidange complète de la cuvette du carburateur.
  • Ne pas transporter la scie sur l’épaule à moins d’avoir mis l’étui de protection sur le guide-chaîne ou d’avoir enlevé ce dernier.
  • Ne pas transporter une scie à chaîne dans l’habitacle d’un véhicule. 

Principales règles relatives à l’utilisation des scies à chaîne

  • N’utiliser que des modèles de scie à chaîne dont on a bien appris le fonctionnement et le mode d’utilisation sécuritaire.
  • Lire attentivement le manuel d’utilisation.
  • S’assurer d’avoir bien compris les instructions avant de tenter de mettre en marche une scie à chaîne.
  • Faire fonctionner, régler et entretenir la scie à chaîne selon les instructions du fabricant et les dispositions de la norme CSA Z62.1-F03 (confirmée en 2008), Scies à chaîne ou de la norme ANSI B175.1-2000, « Safety Requirements for Gasoline Powered Chain Saws ». Ces deux normes présentent les exigences de sécurité régissant la conception des scies à chaîne et proposent des conseils concernant l’utilisation sécuritaire de ces équipements.
  • Les scies à chaîne à essence produisent de fortes concentrations de monoxyde de carbone (CO), un gaz toxique susceptible de provoquer des maladies, d’entraîner des dommages neurologiques permanents ou de causer la mort. Faire fonctionner les scies à chaîne à l’extérieur seulement.
  • Porter l’équipement et les vêtements de protection individuelle appropriés.
  • Poser des questions en cas de doute quant à l’exécution sécuritaire du travail. Les consignes de sécurité applicables varient selon l’endroit où se fait le sciage (au sol ou en hauteur dans un arbre ou dans une nacelle élévatrice) et selon qu’il y a ou non risque de trébucher, de glisser, de s’accrocher ou de tomber.
  • Manœuvrer une scie à chaîne seulement si vous êtes bien reposé. La fatigue entraîne la négligence. Redoublez de prudence avant les pauses et à la fin de la journée de travail.
  • Rassembler à portée de main tout le matériel et l’équipement nécessaires avant de commencer le travail.
  • Porter attention à ce qui vous entoure – conditions météorologiques, terrain, animaux sauvages, bâtiments, lignes de transport d’électricité, véhicules et autres personnes.

 

Ressources offertes par le CCHST

Nouvelles sur nos partenariats

Nouvelle échéance de transition au SIMDUT 2015 pour les fournisseursprint this article

Le vendredi 19 mai 2017, Santé Canada annonçait qu’il repoussait deux des échéances de transition au SIMDUT 2015. Les deux nouvelles dates d’échéance touchent les fournisseurs qui sont fabricants et importateurs, ainsi que les fournisseurs qui sont distributeurs ou qui importent pour leur propre utilisation.

  • Les fournisseurs qui sont fabricants et importateurs ont maintenant jusqu’au 1erjuin 2018 pour se conformer au Règlement sur les produits dangereux (RPD). La date limite du 1er juin 2017 a été repoussée d’un an, jusqu’au 1er juin 2018.
  • La deuxième échéance du 1erjuin 2018 a été repoussée de trois mois, soit jusqu’au 1er septembre 2018. Cette échéance s’applique aux fournisseurs qui sont distributeurs ou qui importent pour leur propre utilisation.
  • L’échéance pour les employeurs demeure la même.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les exigences relatives au SIMDUT à l’intention des employeurs, telles qu’elles ont été établies par les organismes de santé et de sécurité au travail fédéraux, provinciaux et territoriaux, communiquez avec l’organisme de votre région. Il est également possible d’en savoir plus sur les exigences propres au SIMDUT applicables à toutes les sphères de compétence sur le site Web SIMDUT.org.

Ressources supplémentaires :

De la SST pour emporter

Balados: Pour la sécurité des jeunes et des nouveaux travailleurs cet été et Parlons de la maladie de Lymeprint this article

Ce mois-ci, les balados de la série De la SST pour emporter! présentent un nouvel épisode intitulé Pour la sécurité des jeunes et des nouveaux travailleurs cet été, et, en rappel, l'épisode Parlons de la maladie de Lyme!

Balado en vedette : Pour la sécurité des jeunes et des nouveaux travailleurs cet été

Le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST) offre des conseils et des trucs pour assurer la sécurité des jeunes et des nouveaux travailleurs. 

La durée du balado est de 8 min 34 s. Écoutez le balado maintenant.

 

Reprise du balado:   Parlons de la maladie de Lyme

Au Canada, l’aire de répartition des tiques porteuses de la maladie de Lyme s’étend. Le CCHST explique pourquoi il est important de garder les tiques à l’œil et comment reconnaître les signes et les symptômes de la maladie.

La durée du balado est de 6 min 5 s. Écoutez le balado maintenant.

 

Le CCHST produit chaque mois des balados GRATUITS conçus pour vous informer des derniers renseignements, conseils, études et avis d’experts diffusés en ce qui concerne la santé, la sécurité et le mieux-être des travailleurs canadiens. Cette collection de balados que vous pouvez télécharger et écouter au moment et à l’endroit de votre choix vous offre vraiment De la SST pour emporter!

Parcourez la liste complète des sujets traités dans les balados. Mieux encore, abonnez-vous sur iTunes afin de ne pas manquer un seul épisode.

 

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